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Ce n’est pas seulement un rebondissement (mineur) dans l’affaire de la Crèche Baby-Loup : une instance de l’ONU écarte la laïcité telle que nous la concevons et les lois très réfléchies et nuancées issues de cette affaire emblématique. De nombreuses réactions vont certainement se manifester, mais ce qui doit être mis en cause, c’est d’abord ce qui se passe dans les instances internationales censées intervenir au nom des Droits de l’Homme et acter de leur universalité.
Le comité des droits de l’homme des Nations unies est bien une instance indépendante, composée d’experts… Mais comment sont-ils choisis par les États ? On peut se demander qui est  Hélène Tigroudja, élue pour la France au Comité des droits de l’homme des Nations unies. Son expertise est bien présentée… Mais sa brochure de candidature respire aussi le relativisme culturel.  Quelle est sa connaissance de la question de la laïcité ? Était-elle en mesure de la défendre dans ce comité d’experts ?
On se souvient du scandale de l’élection de l’Arabie Saoudite à la tête du Conseil des Droits de l’Homme en 2015 et de son arrivée de l’Arabie saoudite dans la Commission de la condition de la femme à l’ONU. 
Ce n’est pas notre laïcité qu’il faut repenser, c’est bien notre capacité d’influence face aux idéologies régressives qui se développent internationalement et paradoxalement en se légitimant au travers des instances qui devraient les combattre.

 

En contrepoint, lisez ce texte du collectif des femmes sans voile qui adresse une lettre ouverte à l’ONU.
Citation : “Acte choisi ou subi, le port du voile est devenu un acte politique, souvent à l’insu de celles qui le portent. Il est le signe du patriarcat, de l’appropriation des femmes par des hommes. Il est devenu la démonstration de la volonté politique des fondamentalistes islamistes de revenir à cet ordre patriarcal moyenâgeux, y compris dans les sociétés dont les lois s’appuient sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Pire, c’est dès l’enfance qu’ils tentent d’imposer cette maltraitance afin de mieux conditionner les petites filles à l’avenir qu’ils entendent leur assigner” 

Le relativisme culturel se comprend par opposition à l’universalisme. La diversité culturelle imposerait que les actions et croyances d’un individu ne doivent être comprises et analysées que du point de vue de sa culture.

Comment les plus hautes instances internationales peuvent elles trouver des repères, créer des normes, énoncer des jugements, pour tous si elles ne se situent pas dans une philosophie universaliste des Droits de l’Homme ?

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