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Par Jean-Marc Blancherie

Guerre, violence, peur / État d’urgence, sécurité, unité… Nos esprits, les médias, sont envahis par ces mots, submergés par les émotions, absorbés par l’immédiateté ou la commémoration, contraints à cette dualité fermée et stérile ; comme si la seule question était de survivre et de faire survivre un mode de vie… dans les deux dimensions, individuelle et collective.

Nos sociétés occidentales, financières et consuméristes, occultent ce qui est à la source des événements, de leur horreur, de leur inhumanité, et qui est aussi une césure essentielle entre des visions du monde et de la vie, des horizons spirituels, religieux, philosophiques : le sens de la mort.

Puisque personne ne peut en témoigner, la mort ne peut être vécue que comme une pure représentation mentale – tout est mental, dit le Kybalion – une construction, un artefact. C’est la source, le sens, d’une programmation du sens, qui influence tout notre contexte de vie ; notre vision du réel et l’adhésion à des croyances ; la relation aux autres et au monde ; la difficulté à nous transformer, l’être et l’agir. Ces représentations sont fondatrices de paradigmes exclusifs, de systèmes de pensée hermétiques les uns aux autres.

En allant à l’essentiel, nous pouvons retenir trois sens de la mort, qui paraissent les plus prégnants aujourd’hui, tout au moins dans nos sociétés et dans les affaires qui agitent le monde.

  1. Le sens de la mort qui règne dans les sociétés occidentales sécularisées et consuméristes, mort repoussée, essentiellement réservée aux autres, dont l’aboutissement logique est sa disparition… transhumaniste. Disparition de la mort… et du sens.
  2. Le sens de la mort en actes, pour les autres et pour soi, comme exaltation, délire, vie-mort fantasmée et fanatisée, immédiatisée et médiatisée. Un sens difficile à qualifier, le plus souvent désigné seulement par ceux qui en sont porteurs, terroristes, extrémistes ou fanatiques musulmans…
  3. Enfin, un sens non écrit d’avance, que chacun va travailler tout au long de sa vie, ouvert et vertigineux, jamais abouti, dont le point d’appui est un pont entre visible et invisible, des rites, des symboles, des interprétations sans cesse remises en ouvrage : la mort symbolique.

La suite dans le magazine

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